
Résumé :
Un archipel isolé au nord de la Norvège, battu par les vents. Et, au bord de la falaise, le corps nu et martyrisé d’une femme. Les blessures qui déchirent sa chair semblent être autant de symboles mystérieux.
Quand l’inspectrice Sarah Geringën, escortée par les forces spéciales, apprend l’identité de la victime, c’est le choc. Le cadavre est celui de la Première ministre.
Qui en voulait à la chef de gouvernement ? Que cachait-elle sur cette île, dans un sanctuaire en béton enfoui au pied du phare ? Sarah, très vite, le pressent : la scène du crime signe le début d’une terrifiante série meurtrière. Dans son enquête, curieusement, quelqu’un semble toujours la devancer. Comme si cette ombre pouvait lire dans ses pensées…
De la Norvège à la vieille cité de Byblos, et jusqu’au cœur même du Vatican, c’est l’odeur d’un complot implacable qui accompagne chacun de ses pas. Et dans cette lutte à mort, Sarah va devoir faire face à ses peurs les plus profondes. à ses vérités les plus enfouies…
Mon avis :
Complot est le second tome des enquêtes de Sarah Geringën. Après avoir lu Le Cri, qui marque la première enquête de l’inspectrice, il était hors de question que je m’arrête là !
L’inspectrice Sarah Geringën est de nouveau plongée dans une affaire hors du commun. Alors qu’elle pensait enfin pouvoir profiter de quelques moments paisibles avec Christopher et son fils adoptif — le fils de son défunt frère —, les forces spéciales viennent la chercher en personne pour l’emmener sur une scène de crime pour le moins déroutante.
Sur un archipel isolé du nord de la Norvège, le corps nu et atrocement mutilé d’une femme a été retrouvé. La victime n’est autre que la Première ministre. Crime opportuniste ? Passionnel ? Symbolique ? Le mystère est entier… et ce meurtre n’est que le début.
Dès les premières pages, nous sommes plongés dans le froid glaçant de cette enquête macabre. Très vite, les questions se multiplient : qui ? Pourquoi ? Comment ? Si l’enquête semble d’abord avancer à tâtons, Sarah se retrouve rapidement confrontée à quelque chose de bien plus vaste qu’un simple meurtre. Le complot qui se dessine soulève de nombreuses interrogations et entre parfois en résonance avec notre propre réalité. Et si tout cela pouvait réellement arriver ?
Comme dans Le Cri, Sarah reste un personnage difficile à percer. Elle dévoile peu ses émotions, malgré les nombreuses failles qui la composent. Elle refuse de montrer sa faiblesse, persuadée qu’elle doit tout porter sur ses épaules et résoudre cette enquête coûte que coûte.
De son côté, Christopher est confronté à certains éléments du passé de Sarah. Face aux incohérences qui lui sont révélées, il doit choisir sa position : lui accorder sa confiance ou la confronter à ses secrets.
Comme toujours, Nicolas Beuglet a su m’embarquer dans une histoire dont je n’ai pas vu défiler les pages. La lecture est fluide, le rythme soutenu et les longueurs quasiment inexistantes. On se laisse rapidement happer par l’enquête, avide de découvrir où tout cela va nous mener. Un véritable compte à rebours s’installe, et la tension ne retombe jamais jusqu’aux dernières pages.
C’est un second tome tout aussi prenant que le premier. On retrouve avec plaisir la plume de l’auteur ainsi que plusieurs éléments qui assurent une continuité naturelle avec Le Cri, permettant une immersion quasi immédiate.
Ce n’est pas un coup de cœur, mais cela reste une lecture particulièrement agréable, captivante et efficace. Une enquête qui m’a tenue en haleine du début à la fin, avec, comme toujours chez Nicolas Beuglet, quelques petites étincelles de réflexion qui continuent de briller une fois le livre refermé.
Et pourtant c’était l’exploit que les femmes accomplissaient chaque jour depuis des milliers d’années: se battre, mais sans effusion de sang.

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