La Dissonance des Archanges

1
1

Résumé :

Sybille Guérin, ancienne cheffe de groupe à la police judiciaire, pensait profiter de sa retraite au Pays basque jusqu’à ce qu’elle devienne le centre des doléances de tout son quartier. Elle va accepter d’aider une de ses amies dont la fille, tout juste majeure, a disparu après avoir assisté au concert d’un groupe de métal sataniste à la réputation sulfureuse.
Accompagnée d’un ancien collègue en poste à Bordeaux, elle va se retrouver confrontée à une réalité bien plus sombre où des personnes, influentes et exemptes de tous soupçons, tirent les ficelles pendant que les cadavres s’accumulent.

Mon avis :

Avant tout, je tiens à remercier Babelio et les éditions Cairn pour l’envoi de ce roman dans le cadre de l’opération Masse Critique.

En découvrant le résumé, j’étais vraiment intriguée. Une enquête menée par une inspectrice à la retraite, une ambiance sombre, un groupe de métal, une touche d’ésotérisme… tous les ingrédients semblaient réunis pour me faire passer un excellent moment.

Si le roman avait tout pour me séduire sur le papier, mon ressenti s’est finalement révélé plus contrasté.

Ce qui m’a le plus déstabilisée n’est pas l’histoire en elle-même, mais le décalage que j’ai ressenti entre la promesse du quatrième de couverture et le récit proposé. Je m’attendais à suivre principalement Sybille et son enquête. Or, très rapidement, le roman multiplie les points de vue, les personnages et les temporalités, au point où j’ai parfois eu du mal à savoir quel était réellement le fil conducteur de l’histoire.

Au fil des chapitres, je me suis souvent fait la réflexion que je n’avais plus l’impression de lire le livre que le quatrième de couverture m’avait vendu. Ce n’était pas tant une question de qualité que d’attentes : j’étais partie dans une direction, tandis que le récit en prenait une autre.

Cette construction très chorale séduira sans doute de nombreux lecteurs. De mon côté, elle m’a empêchée de vraiment m’attacher aux personnages. À plusieurs reprises, je commençais à m’investir dans une intrigue, puis le récit bifurquait vers une autre, ce qui a progressivement freiné mon immersion.

Pour autant, le roman possède de vraies qualités. J’ai beaucoup apprécié son univers, notamment le lien avec la scène métal et tout l’imaginaire qui l’entoure. On sent un véritable travail de documentation, certaines idées sont vraiment intéressantes et l’écriture est suffisamment fluide pour donner envie de poursuivre la lecture.

En revanche, plusieurs éléments ont continué à me sortir de l’histoire. Certaines situations m’ont semblé un peu trop faciles, quelques clichés reviennent régulièrement et certaines incohérences ont rendu plus difficile mon adhésion à l’ensemble.

Au final, je ressors de cette lecture avec un avis partagé. Je ne peux pas dire que je n’ai pas aimé ce roman, mais je n’ai jamais réussi à créer ce lien qui me donne envie de tourner les pages sans voir le temps passer. Chaque fois que je commençais à m’attacher à une intrigue ou à un personnage, le récit m’emmenait ailleurs.

Avec le recul, je pense sincèrement que si j’avais abordé ce roman en sachant qu’il s’agissait avant tout d’un récit choral, alternant plusieurs intrigues, plusieurs personnages et plusieurs époques, mon ressenti aurait probablement été différent.

Une lecture qui, malgré de belles idées et un univers original, n’a malheureusement pas réussi à me convaincre autant que je l’espérais.

Ironie du sort, la première chose qu’il aperçut en descendant vers le cœur de la ville fut le cimetière

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *