La prophétie des âmes, tome 1

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Résumé :

« Bâtarde ! Humaine ! Mortelle ! Aberration ! »

Voici une partie des insultes que je subis à Obadium, pays de terres magiques.

Pourquoi ? Parce que je suis mi-humaine mi-sorcière et que durant la cérémonie d’octroi des pouvoirs, je n’en ai reçu aucun.

Moi, l’unique sorcière sans don, je suis devenue le symbole de ceux qui sont contre l’union des sorciers avec les humains. Alors pour apaiser les esprits, le roi m’oblige à me présenter chaque été pour passer des tests.

Mais à l’aube de mes dix-sept ans, j’en ai assez. Je suis déterminée à réclamer mon statut de simple humaine.

Sauf que depuis que j’ai pris ma décision, je sens et vois des choses que jamais auparavant je ne distinguais. Notamment la présence aussi terrifiante que grisante des ténèbres qui contaminent la moindre de mes pensées.

Peut-être parce leur maître, le prince Stoker, l’un des quatre fils du roi, s’immisce la nuit dans mes rêves pour jouer avec mon esprit, me réclamant et désirant ma mort.

Je lutte. De toutes mes forces. Mais mon âme, elle, lui succombe lentement.

Mon avis :

C’est par le biais de mon cher et tendre Papa Ours que j’ai connu ce livre. Il l’a découvert en audiobook et depuis qu’il a terminé la trilogie, je ne compte plus le nombre de fois où il a essayé de me convaincre de la lire (on se sait entre lecteurs, lectrices, ça signifie stalker l’autre pendant 10 ans tel Kââ avec Mowgli et, d’une voix mystique, tenter un « Allez, laisse-toi aller, aie confiance et lis-le ! »). Comme il l’avait commandé en papier, j’avais donc le tome 1 sous la main.

On suit donc Vénétia, une toute jeune fille de 17 ans qui, chaque été, doit subir le racisme des autres à cause de son obligation d’aller à Obadium. En effet, elle n’est pas une jeune fille ordinaire : elle est en partie sorcière. Elle n’est pas acceptée comme telle parce qu’elle est aussi moitié humaine (on vous entend au fond de la salle : « Mooooldu ! » Le premier qui crie « Sang-de-Bourbe », je lui vole dans le pelage !).

Dans le monde des sorciers, être juste « demi », et en plus « demi-humaine », c’est devenir une paria. Sauf que Vénétia n’a rien demandé de tout ça. Alors qu’elle souhaite que cet été soit le dernier, elle décide de faire sa demande à la cour afin d’être exilée du monde des sorciers et que sa mémoire soit effacée.

Au fil des pages, on rencontre également sa meilleure amie, Nivori (plutôt « Niveau de connerie » qu’on devrait l’appeler). Mais pour elle, je vais attendre les prochains tomes avant de me prononcer davantage.

Et le point le plus important : Vénétia découvre que ses pouvoirs se développent enfin. Est-ce une bonne nouvelle ? Pas vraiment. Elle est plutôt en mode : « Et merde ! »

Ce n’est pas l’unique surprise. Lorsqu’elle rencontre les quatre princes héritiers, en concurrence pour la future succession au trône, elle découvre qu’ils communiquent entre eux par télépathie dans une sorte de WhatsApp royal… et elle les entend !

Il se passe énormément de choses dans ce premier tome. Par moments, j’étais un peu perdue entre les termes magiques, les réactions, les covens, la découverte du palais et bien d’autres choses… Comme l’est Vénétia. On découvre à travers elle cet univers. Est-ce que l’autrice a volontairement fait en sorte de nous perdre ? Peut-être. Ce qui est sûr, c’est que ça a fonctionné sur moi, car j’avais envie d’en savoir plus !

Je ne pouvais pas m’empêcher d’aller voir mon cher Papa Ours pour lui poser des questions et gratter quelques indices. Questions auxquelles, bien sûr, il refusait de répondre.

On a un véritable panel de personnages qui ont chacun une personnalité qui leur est propre. C’est d’ailleurs à ça qu’on reconnaît que le livre est bien travaillé, car je ne compte plus les fois où je suis tombée sur des romans dans lesquels, d’un personnage à l’autre, les personnalités et les réactions sont tellement similaires qu’on ne sait plus qui est qui.

Contre toute attente, aucun prince ni aucun sorcier n’a réussi à voler mon cœur. Enfin… presque. Le prince Omen m’a énormément touchée par sa gentillesse, mais davantage comme quelqu’un avec qui j’aurais adoré être amie. En revanche, celle qui m’a véritablement conquise, c’est Vénétia. J’ai ri avec elle, j’ai souffert avec elle… et parfois, j’avais aussi envie de la secouer très fort.

Ce que j’ai le plus aimé, c’est que derrière toute cette magie et ces intrigues politiques, on suit avant tout une jeune fille qui cherche simplement sa place dans un monde qui ne veut pas d’elle.

Une chose est sûre : Papa Ours avait raison. Ce premier tome a été un énorme coup de cœur et je comprends enfin pourquoi il a insisté aussi longtemps pour que je le lise. Maintenant, il ne me reste plus qu’un problème… réussir à patienter jusqu’à ce que le tome 2 rejoigne ma bibliothèque.

Mon curriculum vitae compte néanmoins quelques qualificatifs de plus : demi-humaine, bâtarde et sorcière inutile sans une once de pouvoir.

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