Les Refuges

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Résumé :

Installée en Normandie depuis peu, Sandrine est priée d’aller vider la maison de sa grand-mère, une originale qui vivait seule sur une île minuscule, pas très loin de la côte.
Lorsqu’elle débarque sur cette île grise et froide, Sandrine découvre une poignée d’habitants âgés organisés en quasi autarcie. Tous décrivent sa grand-mère comme une personne charmante, loin de l’image que Sandrine en a.
Pourtant, l’atmosphère est étrange ici. En quelques heures, Sandrine se rend compte que les habitants cachent un secret. Quelque chose ou quelqu’un les terrifie. Mais alors pourquoi aucun d’entre eux ne quitte-t-il jamais l’île ?
Qu’est-il arrivé aux enfants du camp de vacances précipitamment fermé en 1949 ?
Qui était vraiment sa grand-mère ?
Sandrine sera retrouvée quelques jours plus tard, errant sur une plage du continent, ses vêtements couverts d’un sang qui n’est pas le sien…

Mon avis :

Après quelques semaines à lire principalement des romances, j’ai eu besoin de changement. Et quoi de mieux que de changer radicalement de genre ? Alors j’ai cherché, j’ai fouiné… et j’ai trouvé.

Je voulais un livre qui me mène par le bout du nez. Quelque chose que je ne verrais pas venir, même en étant à l’affût du moindre indice dès les premières pages. Et j’ai été servie.

Lors d’un cours universitaire, un professeur présente à ses étudiants une affaire datant de 1986.
Sandrine, journaliste en Normandie, apprend le décès de sa grand-mère, une femme qu’elle n’a jamais connue. Elle doit alors se rendre sur une petite île où cette dernière vivait en quasi-autarcie avec une poignée d’habitants. Tous lui décrivent une femme merveilleuse. Pourtant, cette image ne correspond absolument pas à ce que sa propre mère lui avait raconté. Très vite, quelque chose cloche. L’atmosphère est lourde, les habitants semblent cacher des choses, et Sandrine comprend rapidement que quelque chose — ou quelqu’un — les terrifie.

Et moi, forcément, j’ai commencé à enquêter. Enfin… “enquêter”. J’ai surtout élaboré une première théorie, très fière de moi, avant de découvrir quelques chapitres plus tard que je n’étais absolument PAS sur la bonne voie. Nouvelle théorie. Balayée. Encore une. Pulvérisée.

À ce stade, j’avais clairement l’impression que l’auteur s’amusait à mes dépens et me regardait tourner en rond avec mes petites ficelles rouges imaginaires.

Plus les pages défilaient, plus j’avais envie de comprendre ce qui s’était réellement passé sur cette île. Entre présent et sauts dans le passé, les pièces du puzzle se mettent progressivement en place… ou du moins, c’est ce qu’on croit.

Parce qu’ici, on finit par douter de tout :

  • Des personnages.
  • Des souvenirs.
  • Des événements.

Je vous jure, même les murs étaient suspects !

Et puis j’ai tourné la dernière page. Et là… Satellisée. Complètement. Je voulais un thriller capable de me balader complètement ? J’ai trouvé.

Le plus fou, c’est qu’une fois le livre terminé, j’ai eu envie de revenir au début. Pas parce que je n’avais pas compris, mais parce que soudain, tout ce que je venais de lire pouvait être regardé autrement. Et c’est probablement ce qui m’a le plus fascinée : cette impression que le livre ne s’est pas contenté de me cacher la vérité. Il a surtout laissé mon propre cerveau faire le travail… et construire tranquillement les mauvaises conclusions.

Est-ce que j’ai été manipulée ? Oui. Est-ce que j’ai adoré ça ? Évidemment.

La plume de l’auteur est addictive et la construction du récit redoutable. Chaque détail semble pouvoir compter, chaque sensation peut avoir plusieurs lectures, et plus on avance, plus cette petite certitude de “ça y est, j’ai compris” devient dangereuse. Parce que non. Vous n’avez probablement pas compris.

Si vous aimez les thrillers psychologiques à l’ambiance pesante, les histoires qui vous font douter de tout et les révélations capables de remettre en question ce que vous pensiez savoir depuis le début, alors foncez. Moi, je voulais être menée par le bout du nez. J’ai été envoyée directement en orbite. On croit savoir. Mais la vérité est ailleurs.

Danser avec le diable, personne n’en a envie, mais chacun durant son existence a droit à son tour de piste…

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